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Psycho-Oncologie

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 ARTICLE VOL 5/1 - 2011  - pp.61-67  - doi:10.1007/s11839-011-0312-8
TITRE
La princesse, le monstre, le héros

TITLE
The princess, the monster and the hero

RÉSUMÉ

L’homme symbolise comme il respire. Il crée des images qui l’aident à saisir la vérité. Son imaginaire est un outil perceptif, tout comme les sens ou les émotions. Cet imaginaire est structuré et rationnel, cohérent, même s’il s’exprime par des voies détournées et parfois obscures. Il se nourrit du réel. Le cancer n’échappe pas à cette règle de la symbolisation. Il induit dans la collectivité des images, des mythes, un langage. Classé dans la rubrique des représentations sociales, cet imaginaire du cancer est le plus souvent déclaré archaïque et accusé de favoriser le tabou attaché à la maladie. Pourtant, il prend racine dans les réalités de la maladie elle-même. L’imaginaire n’est pas une chose mentale irrationnelle. Concernant le cancer, il n’y a pas, d’un côté, fantasmes, irrationnel, représentations sociales, ignorance et, de l’autre, raison, savoir, vérité. La frontière est poreuse. Science et imaginaire collectif expriment l’un et l’autre les vérités de la maladie, mais usent de langages différents. La connaissance du langage de cet imaginaire du cancer est utile autant aux médecins qu’aux infirmières ou aux psychologues impliqués dans les équipes de cancérologie. Elle permet de mieux comprendre le sujet malade, de mieux dialoguer avec lui, de mieux l’accompagner dans sa traversée du cancer. Ajoutons que tout soignant lui-même véhicule un imaginaire du cancer construit à partir de son histoire, sa culture, son parcours, sa pratique quotidienne. Il n’est pas inutile qu’il en soit conscient.



ABSTRACT

Man employs symbols as readily as he breathes. He creates images which help him to grasp the truth. His imagination is as much a tool of perception as are his senses and his emotions. It is structured and rational; it remains coherent even as it expresses itself in sometimes obscure and roundabout ways. It feeds on reality. Cancer is not immune from this practice of symbolisation. It gives rise to collective images, myths and a language. This imaginary construct of cancer is classed as a collective representation and is often said to be archaic and accused of encouraging the taboos which are associated with the disease. However, it is rooted in the reality of the illness itself. What is imagined is not an irrational creation of the mind. With cancer we do not have fantasies, irrationality, collective consciousness and ignorance on one side, and reason, knowledge and truth on the other. The boundaries are porous. Science and the collective imagination each express truths about the disease, but they employ different languages to do so. An understanding of this language of the imagination in relation to cancer is equally useful to the doctors, the nurses and the psychologists of the cancer medicine team. It helps us to understand the patient and communicate with him better and it makes it easier to be close to him in his pathway through the disease. We should recall that every carer also possesses an imaginary world of cancer built up from his own history, culture, experience in life and daily practice. It behoves him to be conscious of it.



AUTEUR(S)
D. GROS

Reçu le 6 janvier 2011.    Accepté le 24 janvier 2011.

MOTS-CLÉS
Cancer, Sein, Imaginaire, Monstre

KEYWORDS
Cancer, Breast, Imaginaire, Monster

LANGUE DE L'ARTICLE
Français

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